Histoire de la calligraphie chinoise

D’origine partiellement pictographique, l’écriture chinoise, née autour du XVe siècle avant notre ère, a tendu, au fil des siècles, vers une stylisation de plus en plus marquée. De dessins figuratifs, certains caractères chinois sont devenus des symboles abstraits, des idéogrammes.

Sous la dynastie des Shang (XIVe-XIe siècles av. J.C.), les oracles de la Cour qui gravaient leurs inscriptions divinatoires sur des carapaces de tortue et sur des omoplates de bœuf, utilisaient une écriture déjà fort stylisée [jiaguwen 甲骨文]. Sous la dynastie des Zhou (XIe-IIIe siècles av. J.C.), les supports de l’écriture les plus utilisés étaient les vases rituels en bronze. L’agencement en modules alignés parallèlement apparaît à la fin du IXe siècle, tandis que le tracé tend à s’affiner et à s’arrondir.

De cette écriture archaïque ont dérivé plusieurs styles de calligraphies. Le dazhuanshu 大篆書 [grande écriture sigillaire] et le xiaozhuanshu 小篆書 [petite écriture sigillaire], encore employés pour la gravure des sceaux, étaient utilisés respectivement sous la dynastie des Zhou et au début de la dynastie des Qin (221-207 avant J.-C.). Le xiaozhuanshu fut simplifié sous la dynastie des Qin pour devenir, au début des Han occidentaux (206 avant J.-C. – 8 après J.-C.), le lishu 隸書 [style des fonctionnaires], à partir duquel furent progressivement élaboré, sous les Han orientaux (25-220), le kaishu 楷書 [style régulier], le xingshu 行書 [style cursif] et le caoshu 草書 [style d’herbe] qui sont encore en usage aujourd’hui.

(à suivre)

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